Promeneurs écoutant
Promeneurs écoutant
Prises de sons et art sonore en lien avec la nature et l'environnement

Amours d'anoures dans les Cévennes

publié le 12 Décembre 2007

Nous sommes en juin 2007, dans le Gard, du côté de Notre Dame de la Rouvière. Quelques Rainettes méridionales (Hyla méridionalis) chantent dans les “bancels” (jardins en terrasse), très nombreux dans cette vallée des Cévennes méridionales. Contrairement à sa cousine, la Rainette arboricole (Hyla arborera), la Rainette méridionale n'hésite pas à se rapprocher des hommes et on la trouve fréquemment dans les jardins, les campings, les piscines, ou même dans les habitations proches d'un point d'eau… Sur cette séquence, le chant est particulièrement lent, en raison d'une ambiance atmosphérique fraîche ce soir-là…

 

9 commentaires
Poster un commentaire
13 Décembre 2007
J’aime particulièrement le chant de ces rainettes là. Je n’ai pas pu m’empêcher de l’associer avec des sons très durs et saturés dans une composition (que j’ai d’ailleurs nommée “Hyla Abenakis” - au moins la moitié du titre semble assez claire à chacun…). Il y a queques années j’ai assisté dans un aiguier à l’extermination d’une population de rainettes méridionales tout juste formée par un couple de couleuvres à collier, qui elles, se sont bien sur portées comme un charme cet été là… jusqu’à la descente des circaètes de la vallée voisine !
Marc Namblard
13 Décembre 2007
Bonsoir Sylvain
Pour ma part on ne peut pas dire que ce soit mon chant préféré chez les amphibiens mais ces sonorités sont associées dans mon esprit à des ambiances et des paysages que j’aime beaucoup…
Dis-moi, tu sembles faire de belles observations naturalistes dans ton coin ! ;-)
L’année dernière une jeune colleuvre à collier s’est installée dans ma mare pédagogique, et a fait des ravages également chez les têtards de grenouilles rousses… Mais je n’ai pas encore eu la chance d’observer une couleuvre se faire avaler par un prédateur…
14 Décembre 2007
Bonjour !
Le centre d’éducation à l’environnement ou je travaille est idéalement placé dans une vallée très riche, au coeur du Luberon. Très riche car composée de zones agricoles actuelles, mais aussi de friches développées sur des vestiges de pierre sèche et d’anciens équipements hydrauliques, dont certains parviennent à conserver un peu d’eau, même au coeur de l’été, et malgré la sècheresse. De plus, le centre de sauvegarde qui se trouve aussi dans cette vallée soigne des grands-Duc, des circaètes, des percnoptères, et même des Bonelli (aigles, bien sûr). Même si toutes les précautions sont prises pour que ces rapaces ne soient pas “imprégnés” lors de leur convalescence, ils prennent souvent l’habitude de s’installer à proximité. Il n’est donc pas rare de voir un circaète avec quelque chose de long dans le bec… et je ne parle pas des insectes : cette année, avec les enfants, on est tombé trois fois sur une saga pedo adulte, à des périodes assez éloignées. La diversité de la flore est un vrai régal, également. Plusieurs forêts bien fermées abritent renards, blaireaux, sangliers, etc. Malheureusement, la diversité des avions, qui n’épargnent pas le ciel de la vallée n’est pas mal non plus…
Marc Namblard
16 Décembre 2007
Le Lubéron… Tiens-donc… Aurais-tu déjà rencontré notre ami Knud Viktor au cours d’une de tes balades dans la nature ;-) ?
16 Décembre 2007
Non, c’est une légende, ici comme ailleurs. Le Luberon a attiré nombre de photographes, cinéastes, et artistes plus ou mois originaux. Même les preneurs de sons… d’ailleurs Jean Roché a passé un temps dans le coin, il a laissé (tout comme Victor) des traces dans les archives documentaires du PNR. J’espère pouvoir enfin, en 2008, capturer des sons de bonne qualité avec mon nouveau matos. A suivre !
Marc Namblard
17 Décembre 2007
Qu’est-ce qui est une légende ? Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire…
Sinon, de quel matériel disposes-tu pour la prise de son ?
17 Décembre 2007
Je veux dire que Knud Victor est devenue une légende, car peu de gens ont eu la chance de le rencontrer et encore moins, d’assister à un de ses concerts. Je parler du matériel car je venais de le ressortir avec l’espoir de pouvoir l’utiliser mieux en 2008 qu’en 2007 (année de gros soucis…). Enregistreur Edirol R-1, préampli Fel 3.5, couple micros unidirectionnels audio-tecnica ATM33A, micro ligne + gradient AT835B, micro stéréo superlux e523D, et une vieille parabole “oiseau-musicien” que je remplacerai en 2008 par une telinga si j’en ai le besoin réel. Tout ce matériel n’a que très peu servi pour l’instant à l’extérieur, c’est pourquoi je n’ai pratiquement que des prises réalisées depuis 1998 avec mon ancien MD et son électret de base ! Rien de bien folichon, mais tout de même des expériences perso exaltantes, comme tu l’imagines. Enfin, l’aventure est à venir (j’espère !)
27 Décembre 2007
Arg. Marc, tu ne pourras jamais surestimer l’effet de ces méridionales sur quelqu’un qui est né dans le Sud… C’est tout simplement trop.
Pascal
5 Décembre 2011
Tu m'étonnes ! Pour un gars du Nord comme moi, ça me réchauffe l'échine et me titille les papilles ! Avé l'asseng si vous plé ! En plus, cette ambiance est excellente ; très pure... Je suis comblé !
Nom*
Site web
Email (Non publié)
Commentaire*
* mentions obligatoires
Partager
Promeneurs écoutant - Prises de sons et art sonore en lien avec la nature et l'environnement | Copyright © 2011
Réalisé par Wesmedia